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Les vins à lire, relire et reluquer

Qui l’eut (grand) Cru ?

Commençons par la bible. « Les Grands Crus d’Alsace » de Serge Dubs et D. Ritzenthaler. Ed. Serpenoise, 2002, 290 p. Meilleur sommelier du monde en 1989, Serge Dubs signe un opus remarquable avec comme point fort le passage en revue – cartes, terroirs, producteurs – des 50 Grands Crus, permettant une découverte par le menu de leur incroyable richesse. Ecrit à quatre mains, avec la complicité du journaliste spécialisé Denis Ritzenthaler, l’ouvrage fera référence encore longtemps. Victime de son succès, il devient néanmoins de plus en plus rare. Ne pas trop tarder, donc, à se procurer cette perle.

Le dico « must have ».

« Le Dictionnaire des vins d’Alsace » de Claude Muller. Ed du Belvédère, 2012, 432 p. Fraîchement sorti de presse, l’ouvrage complètera cet autre volume qu’est « Les Vins d’Alsace, histoire d’un vignoble » (Ed.Coprur). Le Dictionnaire des vins d’Alsace est THE référence historique d’un vignoble culte, œuvre d’un auteur incontournable en la matière à qui l’on doit une fresque monumentale constituée de « Chroniques » de la viticulture alsacienne sur 5 siècles. Eclairage indispensable pour le profane et bonheur des rats de bibliothèque dont fait partie le rédac chef de ce magazine.

« Aaaah les crococos ! »

« Au crocodile » de Philippe Bohrer, Gilles Pudlowski et Maurice Rougemont.  Ed. du Chêne, 2012, 256 p. Sorti dans la collection « Cuisine et vins » des éditions du Chêne, l’ouvrage richement illustré par l’objectif de Maurice Rougemont allie plaisir des yeux et des papilles. On y trouvera à la fois une cuisine faite de passion et de terroir ainsi que l’histoire de l’établissement mythique situé au cœur du Strasbourg historique. La maison fut créée par Emile Jung, fondateur par ailleurs de l’association des Sommeliers d’Alsace, avant d’être reprise par Philippe Bohrer, chef doublement étoilé, un temps cuisinier privé d’autres chefs – politiques ces derniers –, Sarko et Barack pour ne pas les citer.

Patrimoine bien matériel

« Alsace. Le Dictionnaire du patrimoine » de Jean-Marie Pérouse de Montclos et Brigitte Parent. Ed. La Nuée Bleue, 2011, 320 p. Grand livre, beau livre, superbe iconographie… L’architecture et les beaux arts ne sauraient être dissociés du patrimoine viticole d’Alsace. Pourquoi ? Parce que, tout simplement, le vin fut depuis toujours source de richesse tout autant que d’inspiration et que ce nerf de la guerre permit d’édifier des villes et de bâtir des églises et des cathédrales. In vino veritas !

A la lettre « C » notre coup de cœur va à la Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer, jalousement conservée dans le Couvent des Dominicains.

The Road par le menu

« Les Vins d’Alsace » de Jacques-Louis Delpal
. Ed. Artémis, 2004, 160 p. Sous-titré « Une promenade viticole et les meilleurs adresses ». La route des vins détaillée du nord au sud de l’Alsace pour y faire de belles rencontres avec  mini-portraits de vignerons ou de restaurateurs. Belles rencontres à la clé. Mais faut-il encore le préciser ?

Nom d’un saint !

« Dégustations spirituelles dans les vignes d’Alsace » de Marc Heimermann
. Ed. Jérôme Do Bentzinger, 2008, 152 p. Certes les voies du Seigneur sont impénétrables mais le vin a su pénétrer plus d’un mystère par la voix des saints. Le vignoble d’Alsace, en effet, ne manque pas de références religieuses et l’originalité de cet ouvrage est de faire découvrir nombre de cuvées ou même de domaines portant le nom d’un (ou d’une) élu(e) de Dieu : Clos Saint-Urbain, Clos Sainte-Hune, Clos Saint-Landelin… De Thann à Cleebourg, l’auteur nous révèle des lieux portant le nom d’un saint en nous rapportant les histoires et les légendes qui leur sont rattachées.