Bien joué l’artiste !

Verrou de fût sculpté dans la cave historique des Hospices civils de Strasbourg
© R.A.N. Face à face, dans la Cave historique des Hospices civils de Strasbourg, avec un verrou de fût sculpté en forme de dauphin.
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Ils sont sommeliers, maîtres de chais, journalistes, éditeurs, vignerons, peintres et illustrateurs, chroniqueurs et scientifiques… Leur nombre dépasse de très loin le modeste échantillon que nous vous donnons à découvrir dans ce numéro hors-série dédié à la soixantième année de création de la Route des Vins d’Alsace. Un trait de caractère les unit tous : l’amour du vignoble inscrit dans une tradition d’excellence. Ce qui explique la pléthore de distinctions dont ils font l’objet. Quant à l’univers œnologique proprement dit, l’Alsace, c’est un fait, figure régulièrement sur les premières marches des podiums lors de compétitions internationales. Un écrivain célèbre affirmait : « l’art naît de contraintes ». En matière de contraintes, l’Alsace a été bien servie à travers sa longue histoire tourmentée. Dont elle a toujours su se relever avec panache. Et quand le ciel est au beau fixe elle sait encore s’imposer ses propres contraintes. Non par masochisme (car l’Alsacien est bon vivant !) mais encore une fois, par goût de cet excellence qu’elle cultive dès le berceau. Ce qui explique aussi le coup de génie qui lui a valu, un samedi 30 mai 1953, d’inaugurer la toute première Route des vins de France. Etre premier de la classe…  Un réflexe naturel dans cette région qui a créé le premier marché de Noël attirant tous les ans sur ses terres des millions de touristes du monde entier.

De l’art en toute chose. Il suffit pour le constater de parcourir sa Route des Vins, petite galaxie viticole orientée nord-sud, autour de laquelle gravite un univers constellé d’œuvres d’arts. Ces œuvres remarquables sont les villes et villages dotés de trésors d’architecture et de musées renfermant des joyaux, transmis d’une génération à l’autre, dans un cadre naturel tout aussi remarquable.

Plus en profondeur repose l’autre grand trésor de l’Alsace. Dans les foudres imposants de ses caves mûrit encore aujourd’hui ce nectar qui fut (sans jeu de mot facile !) la plus ancienne richesse du pays. Autrement dit le nerf de la guerre, ce qui permit de bâtir des cités et des cathédrales. Aussi, à l’heure de la dégustation d’un Riesling ou d’un « Gewurzt », entre notes florales, minérales ou épicées, songez que vous tenez entre les doigts un petit bijou qui contribua à bâtir un grand destin.

Bonne balade sur la trace des Grands Blancs !